Commémoration de la victoire du 8 mai 1945 au cimetière français de Takrouna

Les élèves du collège Charles Nicolle ont eu l’honneur de participer avec monsieur le principal Patrice Collongeon, le directeur de l’école Guy de Maupassant monsieur Tournier et madame Dessart,  cpe du collège, à la commémoration de la victoire du 8 mai 1945 des Alliés contre le nazisme

Cette cérémonie s’est déroulée en présence du ministre conseiller Laurent Viguié qui a représenté la France, d’anciens combattants de Tunisie , des représentants des forces françaises et des fédérations d’anciens combattants ainsi que de nombreux autres invités.

Les élèves ont été très touchés par cette cérémonie, ils ont voulu partager cette expérience avec leurs camarades en écrivant  cet  article :

Nous avons assisté à une cérémonie dans le cimetière français de Takrouna où reposent des soldats de la seconde guerre mondiale, juifs, musulmans et chrétiens y sont enterrés.

Nous avons placé trois gerbes au pied des drapeaux français et tunisien et une quatrième devant le mausolée musulman.

Un discours fut prononcé par un haut gradé puis il nous invita avec l’ensemble des participants à boire « le verre de l’amitié ». Un buffet était servi et cela nous a permis de rencontrer des hommes qui avaient participé à cette guerre. Voici un extrait d’une discussion avec  deux d’entre eux, Abderrahmane et Mohamed.

Entretien avec Aberrahmane :

Kenza : Bonjour, nous avons des questions à vous poser à propos de cette période.

Abderrahmane : Avec plaisir

Sarah : Quel âge aviez-vous lorsque vous êtes parti à la guerre ?

Abderrahmane : oh à cette époque je n’avais pas 20 ans, je ne connaissais rien à la vie.

Kenza : comment avez-vous réagi lorsqu’on vous a annoncé que vous deviez quitter votre maison et aller à la guerre ?

Abderrahmane : je ne voulais pas me battre, mais j’y étais obligé.

Sarah : Aviez-vous des amis ou des proches qui sont partis avec vous ?

Abderrahmane : Oui j’avais des amis mais devant le feu c’était difficile de les aider, fallait regarder droit devant, on avait pas le temps de se retourner.

Kenza : avez-vous été blessé ?

Aberrahmane : je n’ai jamais été blessé. Aujourd’hui je suis atteint d’une maladie chronique et j’ai du mal à me soigner car je n’ai pas les moyens d’acheter les médicaments.

Kenza et Sarah : on vous souhaite une meilleure santé.

 

 

Entretien avec Mohamed :

Sarah : Bonjour, nous aimerions avoir votre témoignage sur cette période

Mohamed : oui bien sûr, avec plaisir

Kenza : Vous aviez quel âge ?

Mohamed : À peine 20 ans.

Kenza : quelle a été votre réaction lorsque vous avez été appelé à la guerre ?

Mohamed : J’étais fier de combattre pour mon pays même si j’ai dû quitter mes proches et ma femme que je venais d’épouser mais j’étais prêt à tout donner pour mon pays.

 

Il nous raconta ensuite en détails la cruauté de la guerre, les conditions dans lesquelles ils vivaient. Il nous a aussi décrit sa volonté de se battre, il le faisait avec beaucoup de courage, pour lui et pour son pays.

Chelouah Kenza et Larif Sarah

 

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