Menace pour l’Eau !

Les lycéens mènent l’enquête…

Les élèves du lycée Gustave Flaubert, accompagnés de leurs professeurs, Madame Skouri et Madame Ben Khaled, ont visité le barrage « El Maleh » situé à Bizerte, à 72 km de Tunis, dans le cadre de la sensibilisation à la raréfaction de l’eau en Tunisie.

Après un trajet marqué par la belle ambiance et la bonne humeur, les élèves arrivèrent sur le lieu vers les environs de 10h. Ils furent accueillis par les responsables des ressources hydriques au sein du ministère de l’agriculture tunisien, qui répondirent très judicieusement à leurs questions.

Le barrage fut inauguré le mercredi 9 Décembre 2015 par le président Béji Caïd Essebsi. Le coût de ce projet s’élève à 47 millions de dinars et la capacité de stockage du nouveau barrage s’élève à 41 millions m3. Ce dernier n’est actuellement rempli qu’au ¾.

A 11h, certains élèves eurent l’occasion de descendre dans la tour de contrôle du barrage afin d’explorer la mécanique de celui-ci. Du bas de ses 50 mètres, cette tour permet de réguler l’évacuation de l’eau afin de la maintenir à un volume donné. A travers leurs observations et constats, les élèves apprirent plus sur la situation critique du remplissage des barrages en Tunisie et pour cause les conditions météorologiques peu favorables à la pluviométrie.

Les barrages du Nord sont d’ailleurs les plus favorisés (ce qui leurs permet de se maintenir à un stade « acceptable ») comparés à ceux du Sud qui sont pratiquement vides. Ainsi après avoir pris connaissance des enjeux et de la problématique de l’eau dans notre pays, les élèves de la classe de première S 1 s’engagèrent à entreprendre une action de sensibilisation de leurs camarades, en présentant d’abord cette situation telle quelle et en leur suggérant la stratégie à adopter à leur niveau afin de ne plus gaspiller de l’eau ! Les élèves de la S1 ont baptisé leur action « EAU SECOURS ».

Paroles du slam :
-On ne nous dit pas tout les amis
-On ne nous dit pas tout wallah je vous le dis !
-Qui quoi pourquoi ? Me diriez-vous.
-La terre ne va pas bien et nous on s’en fout.
-Depuis 20 ans elle crie.
-Alors que pendant plus de 20 siècles elle a ri.
-Aujourd’hui elle souffre par notre faute
-Alors qu’on s’est longtemps proclamé être son ami
-On la dégrade à l’échelle la plus haute
-Sans aucune hésitation elle nous donne tout ce qu’elle a sans soucis
-On en abuse, on la détruit mais sans comprendre elle nous chérit
-Certains ne comprennent pas
Que nous sommes en phase de faire notre dernier pas.
-Notre terre bien aimée est aujourd’hui rackettée
-Elle et ses biens si gentiment donnés
Quel est notre crime, notre inconscience ?

-L’eau mes amis, on la voit partout tout autour de nous
-On la croit à notre portée, elle semble difficile à aborder
-Sommes-nous conscients ou sommes-nous juste fous
-Un siècle d’or bleue ou pour boire il faut pleurer

-Une piscine remplie
-Une baignoire qui déborde
-Et c’est de l’eau qui s’enfuit
-Cette ressource vous semble anodine
-Malheureusement c’est grâce à elle qu’on vit
-Si nous continuons sur ce chemin
-Ce sont les générations futures qui payeront notre dette
-Sa disparition ne se fera pas aujourd’hui ni demain
-Notre planète sera placée aux oubliettes
-Car notre chère eau disparaît
-Et nous sommes les coupables
-Elle a sans cesse été consommée
-Elle n’est pas remplaçable
-Même les plus futés
-Pourront vous dire que
-L’eau une fois perdue
-Tous nos efforts ne la ramèneront plus
-Dans des bouteilles dans des barils
-Pendant 1 semaine on en a récupéré 89L
Nous sommes responsables de cette perte
Recueillie au fond de petite bouteille
Notre situation déplait et fait peur
Mais plus que tout intrigue les connaisseurs
Comment continuer à vivre avec si peu d’eau
Nous reposerons-nous sur des prévisions
Ou allons-nous nous baser sur nos actions
Nous sommes responsables de cette perte
Il faut le dire et vous n’écoutez pas
Nous sommes victimes et à la fois criminels
Nous tenons le poignard, le guidon et la manivelle.

L’eau mes amis, on la voit partout tout autour de nous
On la croit à notre portée, elle semble difficile à aborder
Sommes-nous conscients ou sommes-nous juste fous
Un siècle d’or bleue ou pour boire il faut pleurer

Nous souffrons également sans le savoir
Autrui toujours accusé sans vouloir se voir
L’eau tellement utilisée
Pour nos propres besoins,
Le robinet ouvert de manière inconsidérée
Vous Femmes et hommes vous vous embellissez
Vos dents vos soins vos cheveux
Une beauté est une beauté
Peu importe les yeux
Nous sommes la génération choisie
Nous pouvons nous imposer en héros
Pour sauver notre terres et re-remplir les puits
Ou ignorer toutes menaces et s’imposer en zéros
Oh mon eau, Eau secours
Que pouvons-nous choisir pour dernier recours
Tu es devenue rare à cause de nos actes barbares
Te gaspiller pour s’amuser
N’est pas une fierté
Nous allons payer les conséquences
C’est bientôt l’heure de notre sentence

L’eau mes amis, on la voit partout tout autour de nous
On la croit à notre portée, elle semble difficile à aborder
Sommes-nous conscients ou sommes-nous juste fous
Un siècle d’or bleue ou pour boire il faut pleurer

Nous devons vous convaincre et non vous accuser
Nous retenir de plonger dans le précipice
Avant de payer une addition plus salée que certaines épices
Évitons ce futur sombre au lieu de détruire il faut sauver
Au lieu de fuir
Nous devons soigner
Nous devons guérir
Et non tout ignorer
Car on en rigole encore mais l’eau
Ne rigole plus
Alors réveillons-nous ensemble
Des gestes simples, et qui lui sont dus
Sans le savoir nous rassemblent
Une planète où nous sommes les détritus
Qui à force de donner
Aujourd’hui demande
Une aide que nous allons lui procurer
Non sans l’ambition de certaines de nos aînées
Qui pour nous sauver
Ont organisé cette expérience
Face à vous chère audience
Et c’est avec humilité
Que nous prononcerons
2 vers qui dans vos têtes raisonneront
C’est avec Mme Ben Khaled et Mme Skouri
Que la terre retrouvera jeunesse et nouvelle vie