Nos élèves s’expriment sur le harcèlement

Le harcèlement est une violence répétée, continue, sur une longue période, par une personne ou un groupe de personnes à l’égard d’une autre.

En France, un élève sur dix subi ce genre de violence au quotidien avec des séquelles et conséquences telles que lésions, marques corporelles issues de bagarres ou de jeux dangereux; ou moins visibles : difficultés de concentration, problèmes de sommeil, estime de soi qui s’affaiblit.

L’enfant harcelé va s’isoler lentement car ses camarades ne le soutiennent pas, et les adultes sont peu présents. La culpabilité, la honte peuvent mener soit à un comportement social violent soit à un replis et un décrochage scolaire.

Le harcèlement ne s’arrête plus aux grilles de l’école.
Le cyber-harcèlement est un nouveau phénomène qui monte en puissance.

La définition et la responsabilité du harcèlement change: par internet on peut humilier quelqu’un de façon rapide, groupée et indirecte (sans s’adresser à la victime).

Cela a lieu en dehors de l’école. Qui est alors responsable ? Cette nouvelle tendance démultiplie dangereusement les possibilités de harcèlement, mais également l’impact dévastateur sur la victime pouvant la conduire jusqu’au suicide.

Les 3 caractéristiques du harcèlement scolaire
La répétition : la violence est répétée, reproduite, réitérée sur une longue période rendant la vie de l’enfant infernale pendant des jours et des jours.

Le rapport de domination est imposé de façon insistante. Il y a un abus de pouvoir, une prise de pouvoir d’un enfant sur un autre. L’agression se fait d’un élève plus « fort » contre un élève plus « faible » ou ayant des difficultés à se défendre dans cette situation ; ou d’un groupe contre un élève isolé ; ou encore des plus âgés contre des plus jeunes.

L’intention de nuire : le « jeu » qui n’est pas au départ malveillant ou blessant, le devient lorsque le processus s’installe dans la durée. L’agresseur a l’intention délibérée de nuire même s’il prétexte presque toujours que c’est un « simple jeu », « c’est pour rire ». Source (association Marion La Main Tendue) 

 

Les élèves de Flaubert sensibles à ce fléau se sont exprimés sur les murs

Voici leurs expressions…: